Les réveils ont été programmés à 07h00. Nous avons décidé de démarrer vers 08h30 depuis Cabrerets. A la base Franki devait nous y rejoindre pour nous saluer. Il ne peut toujours pas rouler. Mais pour le moment le réveil est quelque peu difficile. Il pleut ! Depuis 06h du matin les gouttes de pluie martèlent le toit du van, ainsi que la toile de la tente de Nico. Pas facile de sortir du duvet. Un rapide coup d'œil aux prévisions météo nous indiquent que cela va bientôt cesser. Enfin Nico et moi sortons de notre torpeur et nous préparons à partir. Nous prenons notre temps. Franki ne sera finalement pas là ce matin. Nico, celui du Lot, et sa petite famille viendrons nous voir en fin d'après-midi. Elodie et les enfants ne sentent pas de rouler sous la pluie et sur un terrain accidenté et surtout humide.
Finalement nous nous garons un peu avant 10h00 sur le parking qui se trouve sous le château de Cabrerets. Nous allons tout d'abord passer à la boulangerie voisine. Jana, la compagne de Franki y travaille, et elle attend notre visite. Un flan, un jésuite et deux café plus tard, nous nous mettons enfin en route. Au passage, merci Franki pour les cafés, et pour nous avoir préparé la trace que nous allons suivre aujourd'hui 😉
Deuxième petit déj ! Flan et Jésuite.
Le Château de Cabrerets.
Il est temps d'y aller !
Le Célé à Cabrerets.
Le début du parcours nous fait traverser le village. Ça monte tranquillement par la route. Il ne pleut pas, mais nous savons pertinemment que nous aurons droit à quelques averses au cours de la journée. Nous ne monterons pas à Pech Merle. J'y emmènerai Nico une prochaine fois. Après quelques hectomètres nous devons nous engager sur un sentier sur la gauche de la route. Top ! Il descend ! Mais il est un peu engagé quand même. On est cueilli à froid. Après quelques minutes, je jette quand même un œil sur mon GPS. Et là horreur ! Nous nous sommes trompés. On a loupé une intersection dès le début du single et nous devons tout remonter en poussant les vélos. Ça commence bien ! En fait nous devions prendre à droite et continuer à monter! Ce n'est pas grave, nous n'avions qu'à être plus attentifs. Nous voilà sur le bon chemin. Il est superbe. Ça commence très bien. On est aux anges. C'est prometteur. Nous suivons une combe jusqu'à Orniac. C'était une longue ascension jusque là. Enfin ça va descendre un peu. Nous lâchons les freins. Puis nous traversons une petite route. Un panneau de mise en garde contre les chiens de troupeaux nous accueille à l'entrée du sentier suivant. Cela ne nous met pas en confiance, mais heureusement pour nous nous n'en avons pas croisé un seul de la journée. Nous remontons par une large piste. Nous y croisons un 4x4 qui descend. C'est fréquent ici. Au sommet nous arrêtons pour admirer une très belle caselle. Séance photos !
Moulin sur la Sagne.
Sous Orniac.
Caselle et Chèvrefeuille sauvage.
A partir de maintenant nous allons suivre des singles pendant un bon moment. Les paysages sont superbes. Pour information, ce causse coincé entre le Célé et le Lot est le Causse de Saint-Chels. Nous avons de belles vues sur les environs. Nous en prenons plein les mirettes. Et ce n'est que le début. Nous rejoignons le GR 651. C'est une variante du Chemin de Compostelle, la Voie du Célé. Nous allons désormais croiser de nombreux pèlerins, mais à contre sens. On a de superbes vues sur la vallée du Célé. Puis nous tombons sur un objet improbable sur le bord du chemin. Les restes d'une moto d'enfant. Nous nous sentons obliger de troquer nos VTT pour cette nouvelle monture. La suite de la trace sera encore plus fun avec 😅😂
Le GR 651.
Vroum, vroum !!!
Mais le plus drôle reste à venir. Nous attaquons une portion descendante avec 2 ou 3 épingles. Dans la dernière Nico s'arrête sur le côté. J'en profite pour manger une barre. Il a l'air inquiet. Il a crevé. Son pneu fuit. Il l'entend lâcher de l'air. Mais il ne voit pas d'où provient la fuite. Je cherche avec lui. Je n'entends rien pour ma part. Il m'assure qu'il entend le bzzzzz de la fuite. Je tâte le pneu et ne le trouve pas plus dégonfler que ça. Soudain il se relève et il trouve l'origine du bourdonnement, car il s'agit d'un bourdonnement. Il a un insecte coincé entre son maillot technique et son maillot. Il le libère et nous nous évitons une réparation. Nous attendons qu'un groupe de marcheurs terminent de passer et nous terminons la descente. Et là c'est magique. Nous arrivons sur le chemin qui surplombe le Célé et passe dans le vieux Sauliac. Je rêvais depuis longtemps de venir rouler ici. Je ne connaissais cet endroit que par procuration via les vidéos et les images vues sur le net. Comme vous en vous en doutez c'est un encore un arrêt photo obligatoire. Puis nous repartons en profitant de la beauté du chemin coincé entre la falaise et le Célé en contrebas. Un single à droite et nous descendons dans le village. Sauliac est un village typique du Lot avec ses vieilles maisons quercynoise en pierres. Il mérite le détour. Nous traversons la rivière et continuons sur sa rive gauche par un sentier en balcon légèrement en dévers. Heureusement qu'il ne pleut toujours pas car sinon nous aurions pu finir quelques mètres plus bas dans la rivière. Nico file devant, je m'arrête juste avant un passage un peu tendu, prends une photo et je le perds de vue. Nous nous rejoignons à la fin du chemin. Nous avons la banane. Encore un passage magnifique. Il commence à se faire tard. Je mange une autre barre. Nico en profite pour appeler sa famille. Nous savons que devant nous nous attend une longue ascension. Ça va grimper un bon moment. Nous y allons tranquillement. Le chemin est bien large. Pratiquement au sommet nous tombons sur une étendue herbeuse et décidons de nous arrêter là pour manger enfin. Nous dévorons les wraps au poulet achetés ce matin à la boulangerie de Cabrerets. Ils sont excellent. Voilà une bonne adresse à retenir pour mes futurs ravitaillements lors de mes escapades dans le secteur. Je pensais que le plus dur de la grimpette était derrière nous mais non. Je dois encore pousser mon vélo sur quelques mètres à peine être repartis. Et la pluie fait son apparition durant quelques minutes. Elle nous a laissé manger au sec tout de même. Elle s'arrêt rapidement mais elle nous a bien arrosé tout de même.
La Vallée du Célé depuis le Vieux Sauliac.
Château de Geniès.
Le GR 651 à son passage dans le Vieux Sauliac.
Le single en dévers au-dessus du Célé.
Ça ne se voit pas trop sur la photo, mais ça grimpe...
Pause repas.
Mais franchement nous ne sommes pas du tout déçus d'avoir fait cette montée. En haut nous découvrons une autre pépite. Nous arrivons sur une large piste sur une crête. On a un panorama à presque 360°. C'est magique. De plus c'est roulant à souhait et très agréable à rouler. Nous pouvons voir très loin à l'horizon. On devine le Plomb du Cantal, l'Aubrac... mais pas les Pyrénées. C'est trop nuageux. Dommage. Je reviendrai c'est sûr.
Tout à coup un gars en gravel et chargé de sacs de bikepacking, passe à côté de nous lors d'une de nos pause photos. Mais où va-t-il ainsi ? Je m'empresse de le rattrapper.je sais qu'une épreuve bikepacking est organisée ce weekend ici même par Outdoor Series. C'est un 350 dans le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy. Il y a aussi un 150 kilomètres. J'interroge le cycliste. Il s'agit de Matthieu. Il est bien sur cette épreuve, sur le 350. Il s'arrêt au niveau d'un observatoire astronomique. C'est un CP de l'épreuve. Nous discutons un peu et voit mon pseudo sur la gapette que je porte. Il me connait via les réseaux. Je lui dit que Nico a une chaîne Youtube mais il ne la connait pas.
Il est fatigué. Il va couper par la route pour rentrer sur Cahors. Le mauvais temps et la difficulté de la trace lui font jeter l'éponge avant la fin. Je lui explique quelle est la meilleure route pour rentrer sur Cahors et sans manquer la visite de Saint-Cirq-Lapopie et le Chemin de Halage de Ganil à Bouziès. Il va s'économiser une grosse boucle sur le Causse de Limogne qui descend jusqu'à Puylaroque, dans le Tarn-et-Garonne, précédée d'une autre grosse boucle qui part au nord sur la Vallée du Célé. Au final ces deux boucles relativement difficiles vu le relief et la météo, représentent un total de 145 kilomètres, ni plus ni moins, alors que par la route il ne lui reste que 40 bornes. Nous le quittons et continuons sur le superbe chemin en crête. Nous traversons une pseudo rave dont les participants sont des quinquas genre punks à chiens équipés de vans et autres gros camions aménagés... Il y a même un camion à pizza et la bière semble coulée à flot. Nous nous ne attardons pas, même si une petite mousse aurait été la bienvenue. Autour de nous les vues sont toujours aussi magiques. La piste est bien roulante et nous avançons bien vite. Enfin nous redescendons jusqu'au rives du Lot et Tour-de-Faure. Entre temps avec Nico nous avons décidé de zappé une petite boucle au-dessus de Saint-Cirq-Lapopie. C'est une grosse montée sèche par la route et une descente via un single. Je connais ce secteur et il n'a pas trop d'intérêt et il nous ferait perdre presque une heure.
Sur la crête.
En mode contemplatifs.
L'observatoire astronomique des Causses du Quercy.
Nous traversons le Lot pour aller voir Saint-Cirq-Lapopie et juste devant nous nous retrouvons Matthieu. J'emmène alors mes camarades de route jusqu'à un superbe point de vue sur le village, les falaises et le Lot. Matthieu doit se ravitailler. Nous montons au village par la départementale. Nous laissons définitivement Matthieu dans une boulangerie et je fais la visite du village à Nico. Nous devons redescendre jusqu'à la rivière par la rue principale mais soudain une énorme averses s'abat sur nous. Les pavés de la rue deviennent très glissants. Nous nous mettons en danger si nous continuons dans cette rue. Aussi nous reprenons la route, toujours sous la pluie. Heureusement elle cesse dès que nous atteignons la petite chaussée qui va nous emmener jusqu'au chemin de Halage de Ganil. Là nous devons nous frayer un passage au milieu des nombreux touristes. Mais cela en valait vraiment la peine. C'est toujours aussi beau à voir.
Saint-Cirq-Lapopie.
Chemin de halage de Ganil, à Bouziès.
Enfin nous arrivons à Bouziès et repassons de nouveau sur l'autre rive du Lot. Nous retournons vers le Célé. Nous allons désormais rouler sur les hauteurs de la vallée du Célé. Nous sommes proches de l'arrivée mais il nous reste encore une belle boucle à faire. Ça va grimper rapidement. C'est une large piste. Nous sommes dans une énorme pinède et l'on se croirait dans les Vosges. C'est la magie du Quercy, en quelques hectomètres les paysages changent totalement et on se régale. La trace de Franki nous fait prendre un chemin sur notre gauche, mais malheureusement il est fermé par son propriétaire car il fait pâturer des bêtes un peu plus loin. Nous ne voulons pas nous engager dans cette propriété privée. Nous apprendrons plus tard par Franki que nous aurions pu prendre ce chemin, l'éleveur autorisant le passage quand même. Nous continuons donc sur la piste. Il pleut légèrement au début du chemin. Puis nous arrivons dans la Forêt Domaniale de Monclar. Là cela va être terrible. La piste est une série de toboggans. C'est rapide. Nous prenons de la vitesse et lâchons de nouveau les freins. Ça va vite. C'est grisant. Nous n'avons pas l'impression d'être dans le Quercy mais plutôt en moyenne montagne au milieu de cette grande forêt de conifères, essentiellement des cèdres de l'Atlas. Encore une fois grisé par notre envie de vitesse et de descente nous manquons une intersection et nous devons revenir sur nos pas et remonter quelques dizaines de mètres. Nous voilà sur un point de vue. A cet endroit il doit y avoir un sentier que nous devons emprunter. Nous ne le trouvons pas. Soudain je vois un tout petit cairn, et Nico trouve enfin le single qui part depuis ce cairn. Et là commence une pure régalade. Ce single va nous faire redescendre sur les rives du Célé. Il est joueur, technique. Nous profitons pleinement. De plus on a de superbes vues sur le vallée et le village de Cabrerets. Nous faisons quand même attention car nous croisons des marcheurs qui montent à la via ferrata toute proche. Nous voila enfin sur les bords de la petite rivière. Nous passons une dernière passerelle sur la rivière et nous retournons à Cabrerets via la route. Petit passage devant le Musée de l'Insolite, un magnifique moulin. Et enfin nous montons quand même dans quelques rues qui passent sous la falaise et le vieux Château des Anglais et devant des maisons troglodytes.
Pinède vers Conduché.
Forêt de Monclar. Que vois-je au loin ?
Vallée du Célé.
Quel pied ce single !
Dans la vallée.
La passerelle sur le Célé.
Musée de l'Insolite.
Combi VW T2.
Cabrerets. Petite dédicace à ma chérie.
Ça y est, nous sommes revenus au point de départ. Là nous sommes accueillis par Franki, Jana et toute la famille de Nico VTT 46. Celui-ci est en grande discussion avec deux abonnées à sa chaîne Youtube. Elles passaient là et elles l'ont reconnu. Elles reconnaissent également Nico Briou. Enfin elles partent et nous nous retrouvons entre nous. Nous prenons un apéro sur les tables de pique-nique qui se trouvent là, puis nous allons finir la soirée dans une pizzeria à Tour-de-Faure. Ce fut une superbe soirée. A refaire dès que possible et dès que Nico reviendra nous rendre visite dans le Lot !
Franki teste le Rockrider de Nico.
La joyeuse équipe. De gauche à droite: Markitos, Franki, Nico VTT 46, Nico Briou, Jana, Kylian, Elodie, et Mathias.
En attendant les pizzas.
Il est temps de nous séparer. Avec Nico nous rentrons au camping. Nous y arrivons de nuit et le terrain est détrempé mais dans l'obscurité nous ne le voyons pas, tant est si bien que j'ai failli embourber le van. J'arrive à me dégager mais j'ai creusé deux grosses ornières au milieu du chemin. Aïeeeeee !
Nous devions faire un 4ème jour de VTT en allant à Bruniquel, mais nous décidons de l'annuler. Nous sommes bien fatigués. La météo prévue pour ce dimanche est encore pire que celle des jours précédents, et il est inutile de prendre des risques inconsidérés sur une terrain aussi difficile et technique. Nous partons donc nous couchés après une bonne douche.
Le lendemain matin nous disons au revoir à Justine et Zouzou. Je m'excuse pour les ornières.... et partons vers Cremps. Nous faisons un petit détour par le marché de Concots après avoir fait un tour par le Col de Viandès qui culmine à l'impressionnante altitude de 270m. Nico en profite pour visiter le petit village. Le reste de la journée sera dédié au repos, au visionnage des vidéos sur Youtube (dont la dernière de Nico qui vient de paraître) et une petite visite des environs (Laburgade et Aujols). Enfin le lundi arrive. Nico a son train à 12h45 à Cahors ce qui nous laisse le temps d'aller marcher autour de la maison. On va essayer de voir des chevreuils. Et bien nous en a pris car on en a croisé 3 ! Nico en a vu en quelques jours plus qu'en plusieurs années en IDF !!!
C'est marqué dessus 😁
Attention au mal des montagnes !
Concots et son antique Land Rover.
Le Château de Concots.
Le chemin des puits de Laburgade.
Le lavoir d'Aujols.
Nico est un véritable campagnard.
Caselle à Cremps.
Bâtiments d'une ancienne ferme à Cremps.
Voilà il temps de se dire au revoir. Nico prend son train et remonte dans le nord de la France. Merci pour ta visite et à bientôt dans le Quercy 😀
La Ferme de la Servie : https://www.fermedelaservie.com/
Les chiffres de la sortie :
54,31 km
04h45 de roulage (07h02 avec les pauses)
11,4 km/h de moyenne (7,7 km/h avec les pauses)
40,6 km/h max
1183 m de D+
Le lien Strava de la trace du jour, et le film de Nico Briou. Merci à lui pour ces belles images 😁
J'ajoute également le film de Sylvain, de Gravel et Sacs à Dos qui a également participé à l'épreuve d'Outdoor Series.






















































































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