mercredi 4 mai 2016

Chemin de Stevenson (GR70), étape 3 : Luc (48) - Les Alpiers (48), mercredi 04 mai 2016.

C'est donc au gîte La Biche que j'ai passé la nuit. J'ai obtenu que mon petit déjeuner soit prêt à 7h45 afin de ne pas partir trop tard. Le petit déjeuner justement parlons-en ... un café infâme et des morceaux de pains durs sûrement de l'avant-veille. Heureusement que je les plonge dans mon café pour pouvoir les manger. Je me dépêche d'avaler mon repas, il le faut bien, il n'y a pas de commerce dans le village pour pouvoir me restaurer correctement. Je récupère aussi mon panier-repas et je file. J'ai très hâte de quitter cette porcherie.
Luc est sur les rives de l'Allier. Le GR70 franchit la rivière pour pénétrer en Ardèche. Je vais donc rouler une partie de la journée dans le Vivarais.

Luc.

L'Allier.


J'attaque la journée par une montée pas vraiment dure sur une large piste. Je profite des superbes vues sur l'Allier et surtout sur le château de Luc. Je progresse bien, la nuit a été bénéfique, et c'est un bon point à la vue de la journée qui m'attend. 




Château de Luc.


Je bascule et je redescend rapidement jusqu'au hameau de Labrot. A partir de là le chemin est relativement roulant et plat jusqu'à Laveyrune. Je suis l'Allier, à la limite des départements de l'Ardèche et de la Lozère. 
A Laveyrune je manque une balise (ma trace GPS est approximative à cet endroit), et je fais presque 1km en trop. Je m'en aperçois et reviens sur mes pas pour trouver le bon chemin. Heureusement que le topo de FFRP est bien à jour et qu'il m'aide grandement. 

Lavrot.


Laveyrune.


Pas trop envie de laisser ma fille en colo ici ...


Maintenant que j'ai retrouvé mon chemin, je vais attaquer la première difficulté de la journée, la montée au sommet de l'Espervelouze. Le début est facile. Je dois même traverser un gué ... mais dans mon élan j'ai réussi à me tremper les pieds. Pas grave, ils vont vite sécher. C'est juste après avoir passé à proximité de Rogleton que cela va se durcir. Le chemin est toujours aussi large mais les pourcentages de la pente sont de plus en plus forts. J'alterne les moments de roulages avec les poussages. Le GR suit une ligne à Haute Tension jusqu'au sommet. Les vues sur les montagnes et vallées sont splendides. De plus comparativement avec les deux jours précédents, la météo est avec moi. Il y a tempête de ciel bleu au dessus de ma tête. Je savoure !








Bon voilà j'arrive au secteur qui me fera poser pied définitivement jusqu'en haut. Le chemin n'est plus aussi large et il est rempli de pierres bien gênantes pour le pédalage. De plus je suis dans un mur. Je n'arrive pas à rester sur le bike, je pousse donc. Mais pour l'instant je n'en souffre pas trop. J'atteins le sommet qui se situe à 1225m. 




La descente est plutôt rapide. Je passe au sommet de la Felgère peu après et je file rapidement vers l'abbaye de Notre-Dame-des-Neiges à travers une belle forêt. Notre-Dame-des-Neiges est l'abbaye la plus haute de France, et elle a accueilli en son temps Charles de Foucauld, où il repose. RL Stevenson y dormit, mais il y arriva en provenance de la Bastide-Puylaurent. Le GR70 ne suit pas exactement le Chemin historique que suivit RL. En effet il chemina en suivant l'Allier et ne s'enfonça pas autant en Ardèche ....
J'arrive à l'abbaye. Le lieu appelle au recueillement. Je vais m'y arrêter quelques instant.





Hameau de la Felgère.

Notre-Dame-des-Neiges.





Je repars. La descente continue par un petit sentier technique et j'arrive à la Bastide-Puylaurent, où je repasse en Lozère au franchissement d'un petit pont. Le village est à cheval sur les département de l'Ardèche et de la Lozère. Je cherche une épicerie ou une boulangerie, mais tout est fermé. Il n'est même pas midi pourtant. Pas grave, je continue mon chemin. 





Je rencontre la seconde difficulté de la journée, la montée vers la Mourade et la forêt de la Gardille. Je retrouve la Gardille après en avoir traversé un autre secteur hier. Ça monte tranquille. La pente est assez douce mais il commence à faire chaud. Je profite d'un arrêt pour me mettre en short et T-Shirt. Je garde tout de même ma veste à portée de main au cas où. Il y a encore pas mal de vent et il est un peu frais.Lors de cet arrêt j'en profite aussi pour manger .... mais les sandwichs préparés par le gîte sont tout simplement à vomir. Le pain est toujours aussi dur, le pâté est rance. Seul le fromage est mangeable. Tout le reste sera jeté. Heureusement qu'il me restait un peu de saucisson et de pain de mon déjeuner pris au Monastier lundi. Je repars très en colère contre mes hôtes ... c'est inadmissible de se moquer autant des randonneurs sous prétexte qu'on ne les reverra pas ! De plus c'est le gîte qui m'aura coûté le plus cher lors de mon itinérance. 
Je poursuis mon ascension et je suis au sommet peu après (1305m). Le paysage est superbe. La traversée de la forêt de la Gardille se passe sans encombre et je redescend vers Chabalier. J'y retrouve l'Allier qui est à cet endroit presque un ruisseau. Je suis juste à côté de sa source qui est au Moure de la Gardille.
Juste après Chabalier je descend encore pour atteindre Chasserades et Mirandol.










Tunnel pare-neige sur la Ligne des Cévennes, Mirandol.


Viaduc de Mirandol.



Mirandol marque le départ de la dernière difficulté de l'étape, la Montagne du Goulet. Ce sera aussi la plus dure. Jusqu'au hameau de l'Estampe je monte par la route. Peu après je vais suivre quelques temps la voie de chemin de fer Nîmes-Clermont. Puis tout à coup je rentre dans la forêt et que je rencontre les premiers murs. Il faut se résoudre à pousser le vélo. Les pourcentages sont tout bonnement infernaux. Le sommet est cependant rapidement atteint (1416m). Je repars dans l'autre sens vite, trop vite ...tant et si bien que je loupe une intersection. Pas grave je fais demi-tour et je remonte tout ce que j'ai fais en trop. J'arrive à un ruisseau et PAN ! ça remonte de plus belle ! Encore un bon mur à franchir. Ce sera le dernier de la journée. Les Alpiers ne sont plus très loin. Mais avant d'y arriver je ferais un petit crochet aux sources du Lot. D'ailleurs le chemin va suivre le Lot, qui n'est encore qu'un petit ruisseau, pendant quelques centaines de mètres. 









Sur ma gauche, le Mont Lozère.

Je suis enfin aux Alpiers. Sur ma gauche j'ai le loisir d'admirer le Mont Lozère que je franchirai demain. Je m'installe au gîte Loz'air. J'y passerai un très agréable séjour. Les propriétaires, Claude et Myriam, sont des sportifs. Claude en vététiste, me donna quelques conseils pour mon étape du lendemain. 
Il est temps d'aller me reposer. Les muscles sont bien endoloris, les kilomètres et le poids du sac commencent à peser sur eux, et ce jeudi m'attend mon étape la plus difficile de mon itinérance.


Les chiffres de l'étape:
50,80km
1524m de D+
1473m de D-
Altitude mini : 962m
Altitude max : 1416m
5h36 de vélo (9h18 avec les pauses)
9,1 km/h de moyenne (5,5 avec les pauses)
47 km/h max 

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