samedi 2 mai 2026

Les sentes sauvages de Crégols, avec Nico VTT 46. Le samedi 02 mai 2026.

 Après un vendredi 1er mai dédié au repos des travailleuses et des travailleurs, j'ai rendez-vous le lendemain, vers Lugagnac, avec NicoVTT46 et sa petite famille. Nous allons rouler sur une trace publiée sur Utagawa par JPR31. Connaissant ses traces, je me doute qu'elle risque d'être soit engagée, soit dure physiquement, soit les deux. Mais ce que je sais c'est qu'il publie des traces qui sont de véritables pépites. C'est Nico qui l'a choisie. Je lui fais confiance. Elle est donnée pour 43 km et 1410m de D+. En voici le lien : Les sentes sauvages de Cregols
Nico l'a raccourcie pour qu'elle reste accessible à son épouse et ses enfants. Elle ne fait plus que 38km pour environ 1000m. Ce qui reste encore bien costaud quand on connait un peu le secteur. 

Nous voilà partis. Nous sortons du petit hameau où nous sommes garés et tout de suite nous tombons sur la première surprise de la journée. Une antique Renault Dauphine à peine rouillée et envahie par les herbes folles. Arrêt photo obligatoire ! 



Puis arrive le premier single. Une véritable pépite ! C'est une superbe sentier en balcon. Bon rassurez-vous, il n'est pas au bord du précipice quand même, mais il est ouvert sur de superbes paysages. C'est un gros waouh ! Nous longeons sur notre gauche de vieux murs de pierres sèches, et sur la droite la végétation typique du causse, et la vallée. De temps à autres nous devons nous arrêter pour franchir des portails . Nous sommes en pleine zone de pâtures, alors il faut absolument penser à bien refermer les barrières après notre passage. Mais quel kif ce sentier. En plus d'en prendre plein les yeux, on se régale car il est bien joueur. Le début est bien agréable. Ça monte et descend mais jamais de manière violente ou trop longue. Chacun roule à son rythme mais on s'attend et on s'adapte aux autres. C'est bon enfant. L'ambiance est excellente. 



Voilà la Fontaine de Peyregulière. Elle est superbe, comme la plupart des fontaines du secteur. Puis vient l'une des premières descentes de la journée. Ça va vite. Nico et moi sommes devant. Nous traçons, tant et si bien que nous manquons une bifurcation et nous devons remonter... Les boulets 😆

Les chemins blancs et les sentiers se succèdent. De temps en temps il y a une montée un peu plus raide que les autres. Nico et moi sommes en musculaire. Parfois je dois pousser. J'ai toujours une cassette de 46 dents et je suis un peu juste avec ma couronne de 32 à l'avant... je vais mettre une cassette de 51 dents (le max admis par mon dérailleur) mais j'attends encore un peu... ah les finances 😒 Nous profitons d'un chemin bordé de murs en pierres sèches pour manger nos casse-croutes et repartons le ventre plein. Nous nous retrouvons dans un ancien hameau en ruine, et là la trace se perd dans la végétation... nous mettons quelques minutes à la retrouver. C'est le premier des sentiers de la journée qui est presque refermé. Cela sera le leitmotiv de la sortie. A la fin de ce sentier, pour en sortir, il me faut soulever une clôture en barbelés. Heureusement que quelqu'un y a accroché une corde qui sert de poignée pour lever les fils hérissés de pointes acérées. Avec Mathias nous partons devant. Il roule bien le bougre. Il a un bon coup de guidon pour ses 12 ans. Parfois la trace se perd un peu et nous hésitons, mais ça le fait quand même. Derrière ça se traine un peu. Kylian est à la peine et ses parents l'attendent et l'aident dans ce passage quelque peu compliqué. Je rappelle qu'il n'a que 9 ans et qu'il se débrouille déjà très bien. Mais aujourd'hui il accuse un peu le coup dans les "sangliades". 





Nous empruntons un large sentier qui monte, monte et remonte... C'est un peu longuet. Sur la fin il devient très caillouteux mais au bout il y a une belle récompense : l'Igue de Crégols ! Une Igue est un terme quercynois qui signifie gouffre (Aven dans d'autres régions). Celle-ci est bien profonde. Un bois a poussé en son fond. Nous nous arrêtons pour admirer cette merveille naturelle. Nous hésitons sur le chemin à prendre pour en repartir. Il y a bien un sentier étroit qui en fait le tour et redescend dans la vallée. Nous l'étudions un peu sur la carte, mais avec Nico nous préférons ne pas prendre de risques et revenir sur nos pas et reprendre celui qui nous a mené à l'Igue. Entre temps nous admirons le travail de nos ancêtres. En effet juste à côté il y a un hameau typique du causse encore assez bien conservé. Bon il est quand même un peu en ruine mais on se rend bien compte du travail accompli par les maçons d'antan. 










Quand ça descend il faut remonter. C'est ce que l'on se dit en arrivant sur la place de l'église de Crégols, juste sur les bords du Lot. Là nous ravitaillons en eau, mangeons une barre de céréale. En effet la montée suivante ne sera pas piquée des hannetons et il faut reprendre des forces ! De plus le temps devient franchement menaçant et nous avons peur qu'il se mette à pleuvoir, voire même que l'orage arrive. Les prévisions météo sont assez pessimistes et nous incitent à repartir dare-dare. Et enfin Nico se rend compte que Kylian est parti avec une batterie qui n'était pas complètement chargée et il a peur qu'elle se vide avant la fin de la sortie. Nous zappons donc une boucle qui part de Crégols. Elle doit être superbe, avec de beaux singles techniques et une curiosité à voir, mais nous privilégions la sécurité. Le large chemin que nous prenons est long et avec de gros pourcentages. Je pousse quand la pente est trop raide. Nico est juste devant moi et monte tout sur le vélo. Il a les bons braquets. Derrière les enfants et Elo montent à leur rythme. 



La trace part à un moment sur la gauche dans un petit sentier. Très rapidement je m'aperçois qu'il difficilement praticable et je propose à la petite troupe de faire demi-tour et de continuer sur la piste. J'ai étudié la carte et j'ai vu par où il faut passé pour s'éviter cette galère. Car c'est réellement une grosse galère qui nous attendait si nous avions continué sur le single. Donc nous montons encore et encore sur la piste jusqu'à une intersection avec une départementale, au niveau du camping de la Truffière. Quelques dizaines de mètres plus loin, nous reprenons une autre piste qui va nous mener jusqu'au vallon où coule le ruisseau de Font D'Erbies. Nous retrouvons le macadam. Nico en profite alors pour aller filmer l'entrée du camping de Lalbrade pour le proposer à notre ami Nico Briou pour ses futures vacances dans le Lot... Je vous laisserai voir de quoi il en retourne avec soit une petite recherche internet, soit en regardant le film de la vidéo en fin d'article. 

Voilà la dernière montée. Elle se fait sur la petite route qui nous fait sortir du vallon. C'est un peu pentu, mais tout le monde prend son mal en patience car nous ne sommes plus très loin de l'arrivée. Une dernière piste, un dernier single et nous voilà enfin aux voitures. Nous avons échappé à l'orage, à la pluie et Kylian n'a pas vidé complètement sa batterie. 
Ce fut encore une très belle sortie, pas de tout repos quand même, avec NicoVTT46 et sa famille. C'est toujours un plaisir de rouler avec eux. J'adore cette ambiance. Nous nous séparons tout en sachant que nous allons nous revoir très bientôt car mon ami Nico Briou vient prochainement passer quelques jours chez moi et il est prévu que allions rouler tous ensemble à cette occasion. 



Les chiffres de la sortie :

36,25 km
03h34 de roulage (05h57 avec les pauses)
10,1 km/h de moyenne (6,1 km/h avec les pauses)
40,9 km/h max
1041m de D+

Le lien Strava de la trace du jour, et le film de mon camarade de sortie. Merci à lui pour ces belles images 😁




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